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Musiques contemporaines XX & XXI

Chroniques de concerts,de festivals, d'événements, de livres, de disques et de DVD.

Reza Vali, la musique de la voie lactée entre orient et occident

Camille Ceysson et Reza Vali, Khosrow Soltani, Ney,Arsha Kaviani, piano, direction musicale de Nader Abbassi, Olivier Messiaen à Chiraz, Persephassa de Iannis Xenakis à Chiraz
Camille Ceysson et Reza Vali, Khosrow Soltani, Ney,Arsha Kaviani, piano, direction musicale de Nader Abbassi, Olivier Messiaen à Chiraz, Persephassa de Iannis Xenakis à Chiraz
Camille Ceysson et Reza Vali, Khosrow Soltani, Ney,Arsha Kaviani, piano, direction musicale de Nader Abbassi, Olivier Messiaen à Chiraz, Persephassa de Iannis Xenakis à Chiraz
Camille Ceysson et Reza Vali, Khosrow Soltani, Ney,Arsha Kaviani, piano, direction musicale de Nader Abbassi, Olivier Messiaen à Chiraz, Persephassa de Iannis Xenakis à Chiraz
Camille Ceysson et Reza Vali, Khosrow Soltani, Ney,Arsha Kaviani, piano, direction musicale de Nader Abbassi, Olivier Messiaen à Chiraz, Persephassa de Iannis Xenakis à Chiraz
Camille Ceysson et Reza Vali, Khosrow Soltani, Ney,Arsha Kaviani, piano, direction musicale de Nader Abbassi, Olivier Messiaen à Chiraz, Persephassa de Iannis Xenakis à Chiraz

Camille Ceysson et Reza Vali, Khosrow Soltani, Ney,Arsha Kaviani, piano, direction musicale de Nader Abbassi, Olivier Messiaen à Chiraz, Persephassa de Iannis Xenakis à Chiraz

Premièr partie de l'entretien avec le compositeur iranien Reza Vali, sa formation musicale (trad. par Camille Ceysson)

Deuxième partie de l'entretien avec Reza Vali, son environnement familliale, son articulation entre la musique iranienne et la tradition arabe, il présente le DM système, le Dastgâh-Mougham, et il présente le Arghonoon system

Troisième partie avec le compositeur Reza Vali

Auditorium du Couvent des Jacobins,  Rennes, vendredi 24 janvier,

concert sous le titre de Rêveries persanes

Arsha Kaviani, piano ; Khosrow Soltani, Ney, Orchestre National de Bretagne sous la direction de Nader Abbassi.

Reza Vali, Toward that endless plain, concerto pour ney et orchestre ; Serge Prokofiev, Concerto pour piano n°3 en ut majeur op. 26 ; Piotr Illytch Tchaïkovski, Symphonie n°1 en sol majeur op. 13, « Rêves d'hiver »

Dans le climat culturel qui est le nôtre aujourd’hui en France, programmer un compositeur iranien, Reza Vali, un pianiste émirati né à Dubaï, Arsha Kaviani dans le Troisième concerto pour piano de Prokofiev, plus un joueur de ney, un musicien traditionnel, originaire de Téhéran, Khosrow Soltani, et mettre tout ce beau monde, ensemble un soir, sous la direction musicale du maestro égyptien Nader Abbassi,  il faut oser le risque du contre-emploi ! C’est le choix audacieux de la direction artistique de l’Orchestre national de Bretagne sous la direction musicale du chef gallois Grant Llewellyn ! Ouvrir le concert par un concerto pour ney, c’est redoubler les interrogations de l’auditeur non-averti. Le Moyen-Orient ou le Proche–Orient sont des aires géopolitiques difficiles à appréhender, faites de tensions où les identités se tissent et s’affrontent. Bien sûre, le West-Eastern Divan Orchestra du maestro Daniel Barenboïm a ouvert le monde de la musique classique sur un autre horizon musical, grâce aussi à son cofondateur le penseur palestinien Edward Saïd plus connu par sa critique de l’orientalisme dont le sous-titre français « l'Orient créé par l'Occident » de son maître ouvrage en anglais Orientalism explicite le sens de son projet. Aujourd’hui, l’orientalisme est la boussole permettant de s’orienter dans le dialogue Orient-Occident, de sortir d’une posture d'intrus. Le concert  mettait à mal les clichés de l’orientalisme même si le titre donné à la soirée « Rêveries persanes » pouvait faire douter du projet.

Toward that endless plain que l’on peut traduire  par Aller vers cette plaine infinie est une œuvre puissante, dont l’orchestre peut évoquer le Bartók du Château de Barbe-Bleue ou les couleurs acides d’un Bernstein. C’est une œuvre en trois mouvements, comprenait un prélude énergique où l’orchestre est au maximum de son énergie, grâce à la puissance des cuivres. Progressivement le chant du ney, cette flûte iranienne de Khosrow Soltani impose sa loi, sa douceur tandis que   l’orchestre s’affine de mouvement en mouvement vers le silence de la plaine infinie.  Á l’œuvre « désorientalisante », succède le Troisième concerto pour piano de Sergei Prokofiev que ce dernier composa pendant un séjour à Saint-Brévin-les-Pins en Bretagne vendéenne  en 1921 illustre le futurisme musical du compositeur. L’orchestration parfois abrupte du concerto, libère la charge burlesque qui semble animer encore la fougue du compositeur réorientée par les sautes d’humeur de l’œuvre. Khosrow Soltani va de l’avant sans jamais se laisser surprendre, il incarne la jeunesse dans son évidence expressive. Passer, ensuite à la Première symphonie de Piotr Illytch Tchaïkovski, il faut que la direction musicale change du tout au tout, l’intime prend le dessus, la « rêverie d’hiver » se doit de faire chanter les cordes et les cors. C’est ce que firent avec grâce, Nader Abbassi, et  délicatesse, l’Orchestre national de Bretagne. Le calme profond après les tempêtes musicales de Reza Vali et Serge Prokofiev s’impose pour se clore sur un grandiose péroraison ainsi que sait le faire Tchaïkovski !

Omer Corlaix

Suit un entretien avec le compositeur Reza Vali, traduit par

Dastgâh désignait autrefois des modes liés aux 12 mois de l’année. Au XIXe une synthèse fut élaborée à partir des septe dastgâhs principaux complétés par cinq avaz modes complémentaires issus du Makam, celle-ci sera connu sous le diminutif anglais de DM system.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Babbitt

 

Prélude, et Passage (Premier mouvement)

Deuxième mouvement, Ecstatic Dance

Troisième mouvement , Descent and Dissolve

Présentation du ney persan

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