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Musiques contemporaines XX & XXI

Musiques contemporaines XX & XXI

Chroniques de concerts,de festivals, d'événements, de livres, de disques et de DVD.

27 Octobre 2016

Ludovic Morlot, un français dirige à Seattle Dutilleux

Entretien avec le chef d'orchestre Ludovic Morlot

J'ai rencontré le maestro Ludovic Morlot dans une brasserie parisienne, il dirige actuellement le Seatlle Symphony  depuis 2011, il a été prolongé jusqu'en 2020. Sa première rencontre avec le Pacific Northwest Symphony Orchestra remonte à l'année 2009. Peu, d'entre nous se souviennent du concert historique au Avery Fisher Hall de New York que dirigea Ludovic Morlot, où il révéla aux new-yorkais,  le 9 janvier 2009, le chef-d'œuvre pour orchestre de Tristan Murail, Gondwana. Tristan Murail enseignait la composition depuis 1997 à la Columbia University mais il fallut attendre sa dernière année d'enseignement pour que le New York Philharmonic dirige une de ses œuvres. Celle-ci a été composée en 1980, et elle n'est toujours pas au répertoire de l'Orchestre de Paris. Il faut savoir prendre son mal en patience ! Ludovic Morlot était à Paris pour faire la promotion d'un coffret de 3 disques réalisé avec son orchestre et consacré à Henri Dutilleux. 

Au fil de la conversation, j'ai découvert une personnalité attachante. Pardon pour le côté pop-club à la José Artur, Je l'interroge aussi sur le prix des places, le financement de l'orchestre....

Quelques noms : le violoniste Vladimir Landsman, chef d'orchestre Charles Bruck, le compositeur Sebastian Currier, Cyril M Harris et également  Jack A. Benaroya...

 

Benaroya Hall
Benaroya Hall
Benaroya Hall
Benaroya Hall
Benaroya Hall

Benaroya Hall

Publié par Omer Corlaix à 09:18am - Voir le commentaire ()

24 Octobre 2016

Noé [vies explosées]. Un roman haut en couleur. Grand entretien en 3 parties avec Jacques Amblard

Première partie de l'entretien avec Jacques Amblard. Il vient de sortir un second roman dans la Collection Inventions aux Éditions MF qui parle de transmigration des âmes mais aussi de musique, de la voix dans le roman contemporain. Il a publié aux Éditions MF, L'Harmonie expliquée aux enfants, Pascal Dusapin : l'intonation ou le secret . Il a publié aussi aux Presses Universitaires de Rennes cette année, Vingt regards sur Messiaen. Une étiologie de la médiation.

Deuxième partie de l'entretien : la question du style parlé dans un roman, Céline, le graphisme du livre, le code de couleur, la cause animale, l'enfance, Dieu et ses avatars, mais aussi l'opéra (Lachenmann...) et l'art du conte, une lecture d'un extrait....

Troisième partie de l'entretien : l'ésotérisme et la musique, la loi, l'intonation

Publié par Omer Corlaix à 17:42pm - Voir le commentaire ()

22 Octobre 2016

Jacques Amblard au Collège de France, la musique comme objectivation de l'affect

Publié par Omer Corlaix à 14:45pm - Voir le commentaire ()

19 Octobre 2016

Copi(e) conforme, l'ombre d'Artigas, retour sur un livret

Copi(e) conforme, l'ombre d'Artigas, retour sur un livret

Martin Matalon, L’Ombre de Venceslao sur un livret de Jorge Lavelli d’après la pièce de Copi à l’Opéra de Rennes, mercredi 12 octobre 2016

En reprenant un extrait provenant de la note d’intention de la mise en scène du programme de L’Ombre de Venceslao que j'ai complété entre crochets en rouge.

 « C’est au moment du putsch militaire de 1943  le colonel [Juan Perón fait partie des putschistes] que les jeunes  « mariés » [Regilio et China, les deux enfants de Venceslao] arrivent dans la capitale d’argentine : un peu plus tard, les journaux [Crítica est géré par Raul DamonteTaborda, le père de Copi] qu’ils [ ?, les péronistes, le Parti radical, l'Armée] achètent, parlent des élections générales de 1946 [Juan Perón a créé en 1947 son mouvement politique, le Parti Justicialiste. Il quitte le gouvernement des militaires en octobre 1946. Il est candidat à la présidence de la République de 1946, il est élu le 24 février avec  56 % des suffrages contre le vieux Tamborini, qui appartient au même parti que le père de Copi au Parti Radical, RCV]… Après l’échec de la formule d’union démocratique, c’est le triomphe de Juan Perón à la présidentielle [1951] et sa chute en 1955… Coup d’état, terrorisme, instauration de la panique auront raison du jeune couple et leur mort –tout comme celle de Coco Pellegrini, intrépide séducteur, précipitera les plaisirs conquis de la grande ville dans la tragédie. »

La famille de Copi est complètement imbriquée dans l’histoire contemporaine de l’Argentine. Ainsi son père, Raul Damonte Taborda (1909-1982), est un des caciques du parti Radical, il a été  élu plusieurs fois  députés. Raul Damonte Taborda, en épousant Georgina Nicolasa surnommée dans la famille « La China », la fille de Natalio Botana, un magnat de la presse, fondateur du puissant quotidien Crítica, et de la poétesse et dramaturge,  Salvadora Medina Onrubia, il entrait dans une des grandes familles ayant pignon sur rue. Face aux aléas de la vie politique, la famille de Copi dut plusieurs fois traverser l’estuaire du Rio de Plata pour se réfugier à Montevideo, en Uruguay. La première fois, sous la sous la présidence d’Hipolito Yrigoyen  de 1930 à 1932, puis une seconde fois après la nationalisation, en 1951, de Crítica par les péronistes. Le grand-père était de naissance uruguayenne, originaire de Montevideo. L’exil sera également, une composante de la vie de Copi (1936-1987).  L’épisode péroniste ne s’acheva pas avec le coup d’état de 1955. Il y eut un « remake » avec son retour d’exi,l en 1973, de Perón qui meurt l’année suivante, et la succession, en 1974, à la Présidence de la République, de sa dernière compagn,e Isabelle Martinez de Péron, nouvelle incarnation d’Eva Perón qui sera renversée en 1976 par une dictature militaire féroce. L’Ombre de Venceslao, la pièce fut écrite en 1977,  sept ans après sa charge contre Eva Perón !  Copi toujours en exil, décède dix ans plus tard des suites du Sida. 

Il nous faut entrer plus profondément dans l’histoire de l’Argentine en évoquant la présence dans le livret du « vieil  Artigas ». Venceslao se décide  de quitter sa famille pour  «  prendre les chemin de l’exode du vieil Artigas. » Une figure essentielle de la Guerre d’Indépendance  des Provinces-Unies du Río de la Plata. En 1810, celles-ci rassemblaient l’Argentine et l’Uruguay. Si l’Argentine conquit rapidement son indépendance, la Province Orientale (futur Uruguay) fut annexée par le nouvel Empire du Brésil qui venait de se libérer du joug de sa métropole portugaise. Elle voyait d’un mauvais œil l’instauration d’une république à sa frontière.  Le Liberatore de la Province Orientale, José Gervasio Artigas, premier rallié aux Provinces-Unies du Rio de la Plata, fut lâché par la jeune République d’Argentine qui préféra s’entendre avec le Brésil sur le dos de la Province Orientale. Vaincu, puis trahi par un de ses généraux, le libérateur de Montevideo, Artigas  partit en exil en septembre 1820 au Paraguay, avec 150 de ses partisans. Il fallut,  le  sacrifice des « Treinta y Tres Orientale » en 1825 pour que s’engage une nouvelle guerre de d’indépendance  contre le Brésil qui libéra en 1830 l’Uruguay.

Venceslao, avant de se pendre, met les points sur les « i » dans la scène 28 de l’opéra, en confiant son origine au Perroquet «Je suis natif de la ville Trente Trois [en Uruguay], fils d’une métisse indienne qui survécut au massacre de sa mère, dans une attaque de colons, en traversant à la nage le fleuve Uruguay pour se réfugier à Diamante en Argentine et vivre sa vie.  

L’exécration du péronisme et de la dictature militaire sont au centre de cet opéra. L’exil de Venceslao puis son suicide dans un lieu magique, les Chutes d'Iguazú, à deux pas de la frontière Paraguay, rappelle l’exil d’Artigas et la trahison de l’Argentine à son encontre. Au sale temps qui noie l’Argentine, sous des trombes d’eau diluviennes depuis 1943, succède dans l’opéra, les chutes d’Iguazú évoquant un paradis possible, pour Copi ? Une dernière question me revient en mémoire, pourquoi avoir donné le nom de China à la fille de Venceslao, sachant que c’était le diminutif de sa mère, celle-ci eut certes des complaisances pour le péronisme mais quand même… 

Si le sexe est dit sans détour dans la mise en scène de Jorge Lavelli, d’une manière crue, la politique et l’histoire, sauf le push militaire, sont effacées  de la mise en scène. Pourtant, elles sont « historiquement documentées » dans le livret comme on dit aujourd’hui. Les seuls êtres libres dans l’opéra seraient donc le perroquet et le singe, répéter et singer !  

La mise en scène était porté par un rythme vif, pas un moment de répit en dépit d'une panne technique qui donnait une allure brechtienne * à celle-ci par la présence des techniciens sur le plateau. Musicalement, Martin Matalon a brouillé les pistes entre opéra et théâtre, la voix parlée se mêle naturellement à la voix chantée sans discontinuité. L'orchestration est également vive, se renouvelle tout le temps, kaléidoscopique ! Les scènes de tango sont habilement amenées. Le seul bémol de la soirée, c'est que l'on ne saisit les raisons du suicide de Venceslao. Le personnage est bien dessiné mais reste énigmatique du début à la fin de l'opéra. Bien évidemment, Thibaut Desolantes dans le rôle de Venceslao, crève l'écran par sa présence physique et vocale. Le Largui de Mathieu Gardon révèle un magnifique acteur d'une grande sensibilité. China est peut-être le seul rôle vraiment chanté au sens pyrotechnique de l'opéra, Estelle Poscio, est une soprano, légère et labile pour un rôle où la pitié n'est pas son fort.Nous avions, une distribution homogène qui fait corps avec l’œuvre. Il faut admettre que le Perroquet de David Maisse s'est imposé comme un personnage à part entière de l'opéra.

*Une précision, l'allure "brechtienne", de la mise en scène n'est aucunement lié à la panne informatique mais volontaire. L'arrivée de la carriole de Venceslao fait référence à la célèbre carriole de Mère courage de Brecht dans la mise en scène célèbre du Berliner Ensemble dans la mise en scène de Leopold Lindtberg. 


Publié par Omer Corlaix à 17:18pm - Voir le commentaire ()

18 Octobre 2016

Noé, un récit biblique, un conte.... Une fiction haute en couleur par Jacques Amblard

Deuxième partie, le style, Céline, le graphisme du livre, le code de couleur, la cause animale, l'enfance, Dieu et ses avatars, mais aussi l'opéra (Lachenmann...) et l'art du conte, une lecture d'un extrait....

Noé, un récit biblique, un conte.... Une fiction haute en couleur par Jacques Amblard

Publié par Omer Corlaix à 08:43am - Voir le commentaire ()

17 Octobre 2016

Jacques Amblard. Noé (vies explosées), Un livre dans l'air du temps

Première partie de l'entretien avec Jacques Amblard

Jacques Amblard. Noé (vies explosées), Un livre dans l'air du temps

Fiche de présentation du livre avec des illustrations

Publié par Omer Corlaix à 09:15am - Voir le commentaire ()

11 Octobre 2016

Franck Bedrossian Twiste à Donaueschingen !

Elliott Carter: A symphony of Three orchestras
Franck Bedrossian: Twist für Orchester und Elektronik
Georg Friedrich Haas: Konzert für Posaune und Orchester

SWR Symphonieorchester
IRCAM
Mike Svoboda (trombone)
Direction : Alejo Pérez

Franck Bedrossian Twiste à Donaueschingen !

So 16.10.16

17:00 h

Donaueschinger Musiktage - Konzert 12

Georg Friedrich Haas Konzert für Posaune und Orchester (2016) UA Franck Bedrossian "Twist" für Orchester und Elektronik (2016) UA Elliot Carter Mike Svoboda, Posaune IRCAM SWR Symphonieorchester Dirigent: Alejo Pérez

Veranstaltungsort: Donauhallen Baar-Sporthalle

Veranstalter: Donaueschinger Musiktage

Publié par Omer Corlaix à 16:23pm - Voir le commentaire ()

11 Octobre 2016

Palimpsestes, 40 ans d'archives sonores de Nicolas Frize

Troisième entretien, toujours les archives mais maintenant sonores

cop. Les musiques de la Boulangère
cop. Les musiques de la Boulangère

cop. Les musiques de la Boulangère

Pièce électroacoustique, spacialisée pour l’Acousmonium de l’Ina/GRM (Groupe de Recherche Musicale de l’Institut National de l’Audiovisuel)

Oeuvre acousmatique

Mardi 11 octobre à 19h et à 21h

Mercredi 12 octobre à 19h et à 21h

Jeudi 13 octobre à 19h et à 21h

Réservation indispensable par téléphone : 01 48 20 62 08

Archives nationales - site de Paris - Hôtel de Soubise 60 rue des Francs-Bourgeois - métro ligne 11 Rambuteau

Publié par Omer Corlaix à 08:54am - Voir le commentaire ()

10 Octobre 2016

Silencieusement de Nicolas Frize par...

Deuxième partie de l'entretien avec Nicolas Frize, il présente Silencieusement

Entretien avec de jeunes interpètes du 9-3 ayant participé à Silencieusement

Silencieusement de Nicolas Frize par...
Silencieusement de Nicolas Frize par...
Silencieusement de Nicolas Frize par...

Nous entrons dans le vif du sujet Silencieusement. Le deuxième entretien donne la parole à des jeunes interprètes du 93 ayant participé au projet de Nicolas Frize.

Publié par Omer Corlaix à 10:00am - Voir le commentaire ()

8 Octobre 2016

Les voix des Archives s'ouvrent à nous... Avec Nicolas Frize

Première partie de l'entretien avec le compositeur Nicolas Frize

C'est l'histoire, par les archives. L'an passé, le soir du vendredi 13 novembre 2015, les Archives Nationales appliquaient le Plan Alerte-Attentat, Silencieusement, le projet de Nicolas Frize et des nombreux participants à celui-ci étaient réduits au silence. Un an plus tard, après moult péripéties, hier soir, vendredi 7 octobre 2016, le projet renouait avec l'histoire, celle des Archives Nationales mais également notre histoire, notre capacité à conserver une mémoire vive du temps qui passe.

Je suis allé jeudi soir aux Archives Nationales interviewer Nicolas Frize où se déroulaient les répétitions.

Les Archives Nationales résident dorénavant à Pierrefitte-sur-Seine au bout de la ligne 13, en banlieue dans le 9 3, à la frontière de Saint-Denis.

Précédemment, en 2014, il était allé à Saint-Ouen dans une usine historique de PSA (Peugeot Société Anonyme).

Vendredi 7 octobre à 20 h, Samedi 8 octobre à 18 h et dimanche 9 octobre à 16 h et à

19 h

Les voix des Archives s'ouvrent à nous... Avec Nicolas Frize
Les voix des Archives s'ouvrent à nous... Avec Nicolas Frize

Publié par Omer Corlaix à 12:48pm - Voir le commentaire ()