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Musiques contemporaines XX & XXI

Musiques contemporaines XX & XXI

Chroniques de concerts,de festivals, d'événements, de livres, de disques et de DVD.

6 Mars 2018

Invitée de la Biennale Musiques en scène 2018, la vièliste Laurence Bourdin réinvente la tradition

ITV de la vièliste Laurence Bourdin

ITV du compositeur Pierre-Alain Jaffrenou

Laurence Bourdin et la couverture du livre-disque Hurdy gurdy # Mixte
Laurence Bourdin et la couverture du livre-disque Hurdy gurdy # Mixte
Laurence Bourdin et la couverture du livre-disque Hurdy gurdy # Mixte

Laurence Bourdin et la couverture du livre-disque Hurdy gurdy # Mixte

Nous avons rencontré dimanche 4 mars à l'issue du spectacle multimédia de la vièliste Laurence Bourdin donné à l'Auditorium Maurice-Ravel de l'Orchestre national de Lyon dans le cadre de la Biennale Musiques en scène. ayant pour file rouge, les état(s) limite{s). Si le smartesolo est un prototype instrumental, la vièle à roue est un instrument populaire du Moyen-Âge. Il a perduré en Auverge et dans le Limousin comme la cabrette qui appartient à la famille des instruments à vent. C'est instrument à corde complexe complexe dans sa facture il a une sonorité harmoniquement riche, un peu aigre et criard tout comme la cabrette, La musique électroacoustique a en fait profondément modifiée notre écoute, d'une sonorité pauvre en harmonique nous recherchons aujourd'hui une sonorité d'une plus grande densité harmonique.

Laurence Bourdin avec Hurdy gurdy # Mixte présente un spectacle qui rassemble cinq œuvres mixtes accompagnées de vidéos de Benoît Voarick . Le projet s'inspire d'un livre de Corinne Pradier, Lieux mystérieurs en Auvergne.

 

Publié par Omer Corlaix à 00:39am - Voir le commentaire ()

5 Mars 2018

Deuxième saison du Comparatif sur la Webradio du Printemps des arts tous les vendredi de 18 h-19 h

Publié par Omer Corlaix à 14:14pm - Voir le commentaire ()

5 Mars 2018

De Lave et de feu de Laurent Feneyrou à la Une de l'Ircam

De Lave et de feu de Laurent Feneyrou à la Une de l'Ircam

Feneyrou Laurent, De lave et de fer. Une jeunesse allemande : Helmut Lachenmann. « Répercussions », Éditions MF, Paris 2017 (286 p. ; ISBN 978-2-915794-97-7 ; 22 €].

12 janvier 2017, par Jean-Marc Warszawski ——

Né en 1935, le compositeur Helmut Lachenmann passe son enfance et son adolescence dans la violence nazie et celle de la guerre.  De 20 à 23 ans, il étudie au Conservatoire de Stuttgart, puis il passe trois années à Venise auprès de Luigi Nono, compositeur engagé s'il en est. Quand il revient en Allemagne en 1961, la violence de la guerre froide sévit, contre les communistes et la gauche d'émancipation, notamment contre le Sozialistischer Deutscher Studentenbund (SDS), association d'étudiants émancipée de la sociale démocratie, qui entend protester contre le réarmement, les armes nucléaires, la guerre au Vietnam, le colonialisme, les dictatures, le capitalisme. La brutalité de la répression n'est pas seulement policière, elle est aussi judiciaire, institutionnelle (les interdits professionnels par exemple), toute la presse y met sa force idéologique, une violence qui peu gagner la salle de concert. Le 2 juin 1967, l'étudiant Benno Ohnesorg est tué par un policier, le 11 avril 1968, Rudi Dutschke, un important animateur du mouvement, est très grièvement blessé par une attaque à l'arme à feu.

Pris dans l'hystérie binaire de la guerre froide, sinon la lueur des pays dits non alignés, tous les mouvements d'émancipation sociale se posent des questions de stratégie, y compris le parti communiste italien auquel adhère Luigi Nono.  Le parti communiste français, quant à lui, abandonne au début des années 1970, l'idée d'une prise violente et coercitive du pouvoir, les moyens employés restant selon lui, structurels de la nouvelle société.

Sous la chape de plomb allemande, quelques militants issus du ou passés par le SDS, décident de répliquer à la violence par la violence et la guérilla armée. Selon Astrid Proll qui participa en 1970 à l'évasion d'Adréas Baader « Pour être révolutionnaire, il était nécessaire d'être criminel ».

Parmi eux, il y a aussi Gudrun Ensslin dont le père pasteur travaillait avec celui d'Helmut Lachenmann. Peut-on dire que la fille et le fils étaient amis d'enfance avec cinq années d'écart ? En tout cas ils étaient des familiers.

En 1987, Helmut Lachenmann écrit une lettre à Luigi Nono, dans laquelle il avoue penser chaque jour à Gudrun Ensslin, qui « avec d'autres, ont essayé de déchirer le voile spectral, mais se sont déchirés eux-mêmes ». Il rend grâce à son ancien maître pour lui avoir permis de ne pas être aussi paralysé qu'elle.

Ce qui montre combien la question d'agir l'émancipation est centrale pour le compositeur, et combien elle a pour lui un caractère existentiel.

La lecture de cette lettre, comme la petite ampoule de lumière des bandes dessinées, a poussé Laurent Feneyrou à mettre en un foisonnant essai l'exploration de ce questionnement, où se croisent et s'alchimisent plutôt que ne se mêlent la fureur du monde, l'engagement personnel et le collectif qui n'est pas le même, les choix esthétiques du compositeur et leurs justifications.

Contrairement à la modestie d'évitement exprimée en introduction, il s'agit bien d'un livre d'histoire, puisqu'on y raconte de manière documentée ce qui fut, c'est bien un livre de musicologie, même si la discipline, après la chauffe des années 1970, est retombée dans un positivisme de géomètre et dans la vaine recherche de lois aussi philosophales que la pierre. C'est un livre qui conceptualise et qui voyage en trois étapes décennales, entre 1967 et 1997, de la particularité des partitions (ce n'est pas un frein à la lecture pour les non-musiciens), aux spécificités universalistes de la pensée.

La grande question de cet essai d'esthétique est bien entendu celle de la relation entre l'engagement émancipateur du compositeur, ou tout simplement sa présence dans l'histoire, qu'on peut aussi dire citoyenne, et de ce que cela implique ou n'implique pas dans la composition. Autrement dit quel rapport il y a entre l'engagement citoyen et les choix musicaux

On peut penser que dans le choix de composer de la musique concrète pour instruments de musique conventionnels, il y a la volonté de dévoiler une réalité fondamentale, pour atteindre l'immédiateté, la pureté du geste instrumental, en le débarrassant de tout ce que le passé, et notamment de l'esthétique et de la technique musicales bourgeoises y ont mis de mélodie, d'harmonie et d'habitude.

Selon Lachenmann, « le compositeur n'a rien à dire, mais quelque chose à faire ». Il fait incontestablement fort bien, de pièces solistes à grand orchestre : tout son produit par un musicien ne devient-il pas musical ? Mais tout en faisant, il dit et définit la beauté comme refus de l'habitude, avoue assumer cette beauté en hédoniste, avec ses (plotiniennes) « vertus de pureté, de clarté, de richesse d'humanité ».

Pour en revenir à l'omniprésente Gudrun Ensslin et au geste musical touchant le politique : Helmut Lachenmann a-t-il dépassé, musicalement,  la contradiction de cette « rébellion de sujets écrasés contre leur écrasement ? ». Que faire ?

Jean-Marc Warszawski
12 janvier 2018

Publié par Omer Corlaix à 10:17am - Voir le commentaire ()

5 Mars 2018

Jean Geoffroy aux smartsolos, un instument hip-hop !

ITV, Jean Geoffroy répond après le concert aux questions du public

La Biennale Musiques en scène du Grame proposait samedi 3 mars à 18 h à l'Auditorium de Lyon un concert inédit d'une œuvre de Vincent Carinola, Virtual Rhizome interprété par le percussionniste Jean Geoffroy aux smartphones ou smartsolos. Ce nouvel instrument de musique conçu et réalisé par Christophe Lebreton, un des plus inventifs réalisateurs en informatique musicale. C'est un instrument qui fait corps avec l'interprète grâce à des capteurs greffés aux smartphones.

Ne pas rater mardi 6 mars Smartfaust au Théâtre de Villefranche à 20h30

Publié par Omer Corlaix à 00:55am - Voir le commentaire ()

2 Mars 2018

The Victories of music, the women's Waterloo !

Frédéric Lodéon, Karol Beffa et Leila Kaddour-Boudadi, Victoires de la musique 2018

Frédéric Lodéon, Karol Beffa et Leila Kaddour-Boudadi, Victoires de la musique 2018

Does the women composer have a place in the Victories of music?

The answer is simple; no women has been Composer of the Year since the creation of this award in 1986.

Also, no woman composer's name appears in the Creations of the Year.

There is also a high degree of self-esteem with the Composers of the Year, four composers gathering under their names 11 nominations out of 18 possible nominations. If we focus on the Creations of the Year, 2 composers total 5 nominations. If we do an overall analysis, Composers of the Year and Creations of the Year.

It should be noted that the 8 composers who had more than 2 nominations total 21 appointments out of 30 possible.  

Thierry Escaiche (4), Henri Dutilleux and Philippe Hersant (3)

 

Composers of the Year

•          2000 : Bernard Cavanna, Concerto pour violon

•          2002 : Pascal Dusapin

•          2003 : Thierry Escaich

•          2004 : Éric Tanguy

•          2005 : Philippe Hersant

•          2006 : Thierry Escaich

•          2008 : Éric Tanguy

•          2009 : Bruno Mantovani

•          2010 : Philippe Hersant

•          2011 : Thierry Escaich, Alleluias pro amni tempore

•          2012 : Philippe Manoury, La nuit de Gutenberg

•          2013 : Karol Beffa

•          2014 : Richard Galliano, Fables of Tuba

•          2015 : Guillaume Connesson, Cythère

•          2016 : Philippe Hersant

•          2017 : Thierry Escaich

•          2018 : Karol Beffa, Le Bateau ivre         

 

Creations of the Year.

•          1985 : Répons de Pierre Boulez

•          1986 : Concerto pour violon et orchestre d'Henri Dutilleux

•          1987 : Les Pléiades de Iannis Xenakis

•          1988 : La 10e Symphonie de Beethoven de Pierre Henry

•          1990 : La Création du monde de Bernard Parmegiani

•          1991 : Concerto pour cor, orgue de barbarie, saxophone, trombone de Marius  Constant

•          1992 : Mystères de l'instant d'Henri Dutilleux (2)

•          1993 : Llanto Por Ignacio Sanchez Mejias et Avoaha de Maurice Ohana

•          1994 : Œuvre pour guitare dix cordes de Maurice Ohana

•          1995 : Musique de chambre de Henri Dutilleux

•          2001 : Kientzy loops de Tom Johnson (compositeur)

•          2007 : Faustus, the Last Night de Pascal Dusapin

Publié par Omer Corlaix à 10:05am - Voir le commentaire ()

1 Mars 2018

La compositrice européenne (finlandaise,...

Publié par Éditions MF à 12:22pm - Voir le commentaire ()