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Musiques contemporaines XX & XXI

Musiques contemporaines XX & XXI

Chroniques de concerts,de festivals, d'événements, de livres, de disques et de DVD.

17 Février 2015

Esteban Benzecry fait la clôture de Présences 2015

Deuxième partie de l'entretien avec le compositeur franco-argentin Esteban Benzecry

Esteban Benzecry fait la clôture de Présences 2015

Á l'occasion du Festival Présences 2015 de Radio France nous avons rencontré le compositeur franco-argentin Esteban Benzecry

Vendredi 6 février à 20 h (Auditorium de Radio France)

Concerto pour violoncelle (CRF – CM) par Gauthier Capuçon (violoncelle) et l’Orchestre Philharmonique sous la direction de Manuel Lopez-Gomez

Théoriquement on peut réécouter le concert mais on vous renvoie sur une page où ce concert n'est pas présent (http://www.francemusique.fr/liste/concerts-des-orchestres-de-radio-france).

Encore deux concerts l

Jeudi 19 février à 20 h

Madre Tierra (CRF – CM) par l’Orchestre Nationale sous la direction Giancarlo Guerrero

Samedi 21 février (concert de clôture)

Rituales amerindios (CF) par l’orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Diego Matheuz

Esteban Benzecry
Madre Tierra (CRF – CM)

CRF = ctéation française

CM = création mondiale

Publié par Omer Corlaix à 18:21pm - Voir le commentaire ()

16 Février 2015

Esteban Benzecry à la Une de Présences 2015

Esteban Benzecry à la Une de Présences 2015

Premier épisode de l'entretien avec le compositeur Esteban Benzecry

Esteban Benzecry à la Une de Présences 2015

Á l'occasion du Festival Présences 2015 de Radio France nous avons rencontré le compositeur franco-argentin Esteban Benzecry

Vendredi 6 février à 20 h (Auditorium de Radio France)

Concerto pour violoncelle (CRF – CM) par Gauthier Capuçon (violoncelle) et l’Orchestre Philharmonique sous la direction de Manuel Lopez-Gomez

Théoriquement on peut réécouter le concert mais on vous renvoie sur une page où ce concert n'est pas présent (http://www.francemusique.fr/liste/concerts-des-orchestres-de-radio-france).

Encore deux concerts l

Jeudi 19 février à 20 h

Madre Tierra (CRF – CM) par l’Orchestre Nationale sous la direction Giancarlo Guerrero

Samedi 21 février (concert de clôture)

Rituales amerindios (CF) par l’orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Diego Matheuz

Esteban Benzecry
Madre Tierra (CRF – CM)

Publié par Omer Corlaix à 11:14am - Voir le commentaire ()

13 Février 2015

Programmer Présences, rencontre avec Roland David

Entretien avec Roland David coordinateur du Festivale Présences de Radio France

Programmer Présences, rencontre avec Roland David

Première semaine du Festival Présences 2015. Nous avons rencontré hier soir, juste avant le concert de l'Orchestre National de France sous la direction de l'américain, James Gaffigan, Roland David, la cheville ouvrière du Festival Présences 2015. Il a en charge depuis 2010 la coordination du Festival Présences de Radio France.

Publié par Omer Corlaix à 10:15am - Voir le commentaire ()

10 Février 2015

Présences un quart de siècle plus tard !

Présences un quart de siècle plus tard !

Festival Présences 2015 – 25e édition

Vendredi 6 février à l’Auditorium de Radio France 20 h

Conlon Nancarrow (1912-1997), Pièces n° 2 pour petit orchestre ; Richard Dubugnon (*1968), Concerto sacra pour hautbois et orchestre, op. 67 (cr-cRF) ; Esteban Benzecry (*1970), Concerto pour violoncelle (cr-cRF) ; Darwin Aquinno (*1970), Espacio ritual (cf) ; Evencio Castellanos (1915-1984)

Par Olivier Doise (hautbois), Gaultier Capuçon (violoncelle), Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Manuel Lopez-Gomez

Samedi 7 février au Studio 104 à 20 h

Michael Gordon (*1966), Cold ; Benjamin de la Fuente (*1969), One Fire pour comédienne, piano, orchestre et orgue électronique sur des discours de Malcolm X (cm-cRF) ; Elliott Carter, What Are Years pour soprano et ensemble de chambre ; Luis-Fernando Rizo-Salom, Fabulas sobre Fabrica de Fabulas

Piera Formenti (récitante), Sarah Joanne Davis (soprano), Wilhem Latchoumia (piano), Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Joshua Dos Santos

cr = création mondiale

cRF = commande de Radio France

cf = création française

La vingt-cinquième édition du Festival Présences s’est ouverte vendredi 6 février 2015 à 20 h dans le nouvel Auditorium de Radio France. Une heure avant un petit cocktail était organisé dans une salle du quatrième étage de la « maison ronde » où nous étions conviés avec quelques journalistes. Le président Mathieu Gallet étant absent parce que retenu pour une réunion d’urgence au Ministère de la culture et de la communication, Jean-Pierre Rousseau, le directeur de la musique à Radio France fit une courte intervention qui fut ponctuée par des remarques de Claude Samuel, le créateur du Festival en 1991. Ce dernier nous expliqua pourquoi il avait voulu la gratuité des places en créant le Festival Présences de Radio France après son expérience de directeur artistique au Festival de Royan de 1964 à 1972. Il voulait surtout décloisonner la musique contemporaine en ouvrant grand les portes. Ce fut un franc succès, la Maison de la Radio était envahie par le public et les compositeurs venaient écouter leur confrères. Les concerts étaient pleins à craquer, un sentiment de fête traversait les lieux. Certes, en 1995, Benoît Duteutre (*1960) publia un méchant pamphlet Requiem pour une avant-garde qui fit du bruit. Présent au cocktail, il rappela à Claude Samuel qu’il fut un des premiers stagiaires du Centre Acanthes en Avignon. L’ambiance changea avec l’arrivée de René Koering à la tête de la Direction de la musique, il nomma René Bosc qui prit en charge la direction du Festival de 2002 à 2011. Ce fut une période de franche réaction. Une nouvelle génération de compositeur fut promue à coup de commande d’orchestre comme Pascal Zavaro, Richard Dubugnon, Karol Beffa et Guillaume Connesson. L’ambiance était chaude. La musique contemporaine était scindée en deux univers. D’un côté, la musique d’orchestre était contrôlée par Radio France, l’Orchestre de Paris tandis que Musique nouvelle en liberté supervisait les commandes des orchestres en région. De l’autre, la musique contemporaine réalisée par les ensembles spécialisés et les centres de créations, était marginalisée mais poursuivait vaille que vaille son bonhomme de chemin. La musique contemporaine a survécu grâce à son économie drastique car la musique d’orchestre ça coûte très chère !

Aujourd’hui, certes il y a un status quo mais l’ambiance est la même, la musique contemporaine est toujours scindée en deux camps comme l’illustrait ce premier week-end du Festival Présences. La soirée officielle, toutes les huiles sont là. Elle était consacrée aux « néos » ainsi que l’illustrait la première œuvre d’ouverture Concerto sacra pour hautbois et orchestre du compositeur helvético-français Richard Dubugnon. Ce dernier connait très bien l’orchestre et sa hiérarchie ainsi toute l’innovation instrumentale fut reportée sur le hautboïste, Olivier Doise qui usa de sons multiphoniques dans ses parties solistes. C’est un concerto sur mesure, la référence au chant grégorien lui a été soufflée par Olivier Doise, grand amateur de cette tradition liturgique. Constitué de huit sections évoquant les heures. Chaque section s’ouvre sur une un carillon fait de cloches tubulaires ou de crotales accompagné du hautbois, cela évoque les lettres enluminées des vieux antiphonaires médiévaux. La musique se déroule selon une forme en arche forme en arche, ABA’. Contrairement à son habitude au tutti d’orchestre, Richard Dubugnon préfère mettre en valeur les différents pupitres de celui-ci. On aurait aimé plus de surprise et d’étonnement du côté de la matière orchestrale mise en jeu. La volonté de cohérence harmonique créée un carcan qui nous laisse sur notre faim. C’est dommage car c’est un compositeur qui sait aussi apprécier la musique d’un Helmut Lachenmann. La deuxième œuvre au programme est également un concerto mais pour violoncelle. L’argentin Esteban Benzecry est dans la thématique de cette édition, « Les deux Amériques ». Cette édition 2015 fait écho avec à la première édition du Festival Présentes qui avait pour thème la musique de l’Amérique du Nord, de George Antheil à John Adams. L’Amérique latine et celle du Nord sont à l’honneur de cette nouvelle édition. Dans le concerto Esteban Benzecry, la part belle est laissée au soliste, ici le violoncelliste Gaultier Capuçon. Il est omniprésent. Le concerto ne se développe pas sur le mode du conflit orchestre-soliste, le soliste est un personnage solitaire traversant des mondes sonores très différenciés. Si la musique d’Esteban Benzecry se ressource dans les racines populaires amérindiennes son fond de sauce est contemporain. Il appartient à une génération de compositeur maitrisant toutes les formes écritures du pentatonique au spectralisme. Il se rapproche de l’hétérogénéité d’un compositeur comme Olivier Messiaen. Bien sûr, cela nous vaut quelques sourires entendus de la part des musiciens du Philharmonique. De la note la plus grave du violoncelle au début jusqu’à la note finale du concerto, Gaultier Capuçon est sollicité à chaque instant. Ce fut le moment fort de ce concert. Les deux œuvres suivantes, celles de Darwin Aquino et de Evencio Castellanos, étaient fortement colorées, c’est le moins que l’on puisse dire. Elles ne lésinaient pas sur les rythmes endiablées et les décibels. C’était le moment de bravoure du directeur musical, Manuel Lopez-Gomez. La soirée s’est ouverte avec la Pièce n° 2 de Conlon Nancarrow elle présentait un contrepoint spécialisé entre les pupitres (bois et vent) et les deux pianos. Il y avait du cactus dans l’air !

Le lendemain au Studio 104. Exit, Olivier Messiaen ! L’ancien nom évoque les concerts du temps de l’errance de Radio France au 104. L’ambiance est autre que la veille, les huiles et la majorité des critiques ont disparues. Une atmosphère plus underground plane sur le concert. C’est l’esprit de la musique des ensembles de musique contemporaine qui est au centre de cette soirée mais avec toujours l’Orchestre Philharmonique. Le concert s’inscrit dans la thématique des Deux Amériques. Le concert débuta par une œuvre minimaliste Cold de Michael Gordon, si le début avec les « bois » m’a intéressé, la partie avec les pupitres de corde de l’orchestre m’a semblé tomber dans les travers habituels de la musique répétitive. La deuxième œuvre au programme était très attendue. Violoniste improvisateur, Benjamin de la Fuente, s’est également imposé comme une des personnalités importantes de la musique contemporaine. One Fire pour comédienne, piano et orchestre. Le texte récité est un vrai brûlot dans notre contexte politique français d’aujourd’hui. Malcom X (1925-1965) est avec Martin Luther King, l’autre figure essentielle du mouvement pour les droits civiques des noirs aux USA. Personnalité charismatique et orateur brillant, il a engagé un tournant radical en invoquant les racines africaines et musulman dans sa lutte pour l’émancipation des noirs américains. Une femme survoltée, Piera Formenti, deux micros, des mots qui claquent à chaque instant, une musique concassée et furieuse, portée aux extrêmes. On dit que les compositeurs sont hors-jeu politiquement, là, Benjamin de la Fuente est au cœur de l’actualité. Les voies de l’émancipation sont souvent iconoclastes et rarement pavées de bon sentiment. Le titre et la musique ne sont pas sans rappeler l’incandescence du brûlot de James Baldwin, La prochaine fois, le feu, contemporain de Malcom X. La troisième œuvre au programme est un hommage à une des grandes figures de l’Amérique du Nord, Elliott Carter (1908-2012) qui concilia le sérialisme et Stravinsky. What Are Years est un cycle de mélodies sur des poèmes de la poétesse Marianne Moore (1887-1972). Il existe une édition complète de sa poésie aux éditions Corti. Elliott Carter choisit toujours des poètes à l’écriture réaliste mais très concises, à la limite de l’épure. Il y a une économie du dire qui se retrouve dans la pointe sèche de sa musique. Ainsi le deuxième poème, The Harp You Play So Well accompagné par une harpe et un violoncelle offre une musique encore plus laconique que le poème lui-même. La voix de la soprano Sarah Joanne Davis relève le défit des grands écarts qu’impose, Carter à la voix chantée. Il faut pour la chanteuse trouver le lyrisme par delà la tension. Ce concert se terminait par un hommage au compositeur colombien Luis-Fernando Rizo-Salom décédé en 2013 dans un accident de deltaplane. Le chef vénézuélien Joshua Dos Santos avait quelques défis à relever entre le minimalisme de Michael Gordon et la musique excessive de Benjamin de la Fuente et Luis-Fernando Rizo-Salom en passant par la méticulosité sans filet d’Elliott Carter, et un orchestre qui ne lui était pas familier, il y parvint avec élégance et lyrisme

Présences un quart de siècle plus tard !
Présences un quart de siècle plus tard !
Présences un quart de siècle plus tard !

Publié par Omer Corlaix à 15:21pm - Voir le commentaire ()

31 Janvier 2015

Levée philharmonique avec Pascal Dusapin

Levée philharmonique avec Pascal Dusapin

Pascal Dusapin, Aufgang concerto pourviolon et orchestre (création) ; Johannes Brahms, Quatrième Symphonie en mi mineur, opus 96

Renaud Capuçon, violon ; Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Myung-Whun Chung,

On délaisse la « boîte à chaussures » pour la forme ovoïde, la salle Pleyel pour la Philharmonie de Paris. Le nouveau paradigme de la salle de concert, c’est l’orchestre au centre et le public autour. De même, le nouvel Auditorium de Radio France obéit, elle également à cette nouvelle règle mais à la différence de sa cadette, la Philharmonie, l’Auditorium se déploie « en vignoble » comme la Philharmonie de Berlin. Bien sûr, les deux salles n’ont pas la même contenance, 1446 places pour l’une, contre 2400 à 2600 pour la Philharmonie. On perçoit immédiatement une différence notable entre Pleyel et l’Auditorium de Radio France, et la Philharmonie, c’est le temps de réverbération, il est considérable. Selon l’article publié dans le magazine Sciences et avenir de novembre 2014, il serait de 2,4 secondes. Pour ce qui est de l’architecture extérieure, c’est un bâtiment trapu faisant penser à un vaisseau spatial de Star Wars ayant échoué par le plus grand des hasards dans le Parc de la Villette. Si la concavité domine, l’intérieur reste austère, la tonalité crème se marie avec élégance au noir profond. Les modules réglables de la canopée planant au-dessus de nos têtes évoquent une gigantesque sculpture de Jean Arp.

Le concert de lundi 26 janvier est le premier de l’Orchestre philharmonique de Radio France à la Philharmonie de Paris. Il comprend deux œuvres, une création de Pascal Dusapin et la Quatrième symphonie de Johannes Brahms.

Aufgang, concerto pour violon et orchestre de Pascal Dusapin peut être considéré comme son second concerto pour violon au regard de Quad, "In memoriam Gilles Deleuze", pour violon et quinze musiciens composé en 1996. Sur le plan orchestral, l’œuvre est dans la lignée de Morning in Long Island par son utilisation de grands aplats orchestraux. Le soliste ressemble aux personnages lilliputiens des peintures de Caspar David Friedrich, perdus dans leur pensée devant l’immensité du paysage. Pascal Dusapin comme de coutume tourne le dos à la virtuosité instrumentale. Dans ce concerto, il se ressource dans Sibelius et Szymanowski mais avec un jeu plus slave. Le concerto est construit en trois mouvements, si le premier et le second sont de durée comparable, le troisième est plus proche d’une coda, d’un postlude que d’un mouvement à part entière. Le titre Aufgang livre le premier geste sonore du violoniste Renaud Capuçon, une levée portant haut la note tenu tandis qu’en bas bourdonne les notes graves des violoncelles, et qu’une harpe de temps en temps perle de notes scintillantes le violon. L’orchestre entre graduellement dans le concerto, d’abord, les pupitres des cordes graves ensuite les violons, les bois et les cuivres. La pâte sonore se densifie puis le violon change de registre, sa sonorité devient plus grave et les durées des notes se resserre, la musique se fait plus oppressante. Le second mouvement est une lutte entre le violon et l’orchestre ; celui-ci débute ce mouvement par une levée lumineuse mais très vite le tropisme de la mélancolie prend le dessus. Un magnifique solo de flûte à la sonorité pleine évoquant plus la flûte de pan andine que le shakuhachi japonais nous tire d’une torpeur naissante. Le dernier mouvement est plus enjoué, il est presque dansant, il évoque une musique flâneuse à la tonalité tzigane. Il y a un retournement musical. Pascal Dusapin exploite au maximum les qualités de ses solistes ainsi Renaud Capuçon est poussé au premier plan par de nombreux solos exigeant chaque fois une sonorité charnue.

La deuxième partie de la soirée est consacrée à la Quatrième symphonie de Brahms, Myung-Whum Chung et son orchestre, le « Philhar », se sont laissés aller à la plénitude du son orchestral. Ils ont l’allant brahmsien et la chaleur qu'il faut pour les moments extatiques, rêveurs, où Brahms laisse libre cours à l'intime. Là, on peut mesurer la force de la nouvelle Philharmonie, sa capacité à accompagner la dynamique d’un l’orchestre, le son se déploie majestueusement sans se brouiller.

Nous étions au parterre, il faudra maintenant prendre de la hauteur pour confirmer nos dires.

Levée philharmonique avec Pascal Dusapin

Publié par Omer Corlaix à 17:00pm - Voir le commentaire ()

24 Janvier 2015

Le Prix Collégien de musique contemporain du Québec vient

La belle province, le Québec, a elle aussi son Grand Prix Lycéen des Compositeurs. Chaque années plusieurs Collèges d'enseignement général et professionnel (cégeps) et conservatoires de musique s'associent pour l'attribution du Prix Collégien de musique contemporaine (PCMC). L'an dernier, c'est le compositeur Tim Brady qui a reçu le prix. Jeudi 22 janvier le comité de sélections vient de choisir cinq compositeurs pour la septième édition du PCMC..

1 Gabriel Dharmoo;

2 Julien Robert Legault-Salvail;

3 Jérôme Blais;

4 Martin Bédard;

5 Cléo Palacio-Quintin.

Il y a les Neuf cégeps et conservatoires qui participent cette année au Prix collégien de musique contemporaine, soit les cégeps de Ste-Foy, de Trois-Rivières, de Drummondville, de Sherbrooke, de Lanaudière, de Marie-Victorin, ainsi que l’École de musique Vincent D'Indy, le Conservatoire de musique de Québec et le Conservatoire de musique de Saguenay.

Les trois lauréats seront divulgués le mardi 12 mai lors d’un concert qui aura lieu dans le hall de la salle Alfred-Des Rochers du Cégep de Sherbrooke. Lors de cet événement, sera également donné la création de Tim Brady intitulée « Trio de l’est ».

Publié par Omer Corlaix à 17:06pm - Voir le commentaire ()

24 Janvier 2015

De Varèse à Maresz, une contrepèterie musicale. Comment subsumer l’obstacle

Samedi 14 janvier, Philharmonie II (ex Salle de concert de la Cité de la musique) à 20 h 30

Intégrale, pour onze instruments à vent et percussion ; Yan Maresz, Métallics, pour trompette et dispositif électronique, György Ligeti, Concerto, pour piano et orchestre ; Magnus Lindberg, Related Rocks, pour deux pianos, deux percussions et dispositif électronique ; Yan Maresz, Metal extensions, pour trompette et ensemble

Ensemble Intercontemporain sous la direction de Tito Ceccherini et les solistes de l'ensemble : Clément Saunier (trompette), Samuel Favre et Vicror Hanna (percussion) Dimitri Vassikakis, (piano), Hidéki Nagano (piano), Sébastien Vichard (piano)

Bon, c’est ce soir la rentrée à la Philharmonie II, c’est-à-dire l’ancienne Salle de concert de la Cité de la Musique. Laissons de côté, le menaçant vaisseau Star War et ses oiseaux, illustrant paradoxalement, la nouvelle ère que nous venons d’entamer.

Nous avons eu en ouverture un hommage appuyé par le corniste de l'Ensemble Jean-Christophe Vervoittele, en premier lieu à Pierre Boulez, concepteur de la Cité de la musique puis à Laurent Bayle, la cheville ouvrière de la Philharmonie. On aurait pu associer la pionnière Brigitte Marger. Il y eu aussi, comme il se devait, un hommage émouvant aux victimes terrassées par le terrorisme des 7, 8 et 9 janvier 2015

C’est un programme classique que proposait l’Ensemble Intercontemporain. Il remémorait le concert inaugural de la Cité de la Musique dirigé alternativement par Pierre Boulez et William Christie. Ce dernier était ce soir au pupitre à la Philharmonie I avec son ensemble Les Arts florissants. De plus, le concert de ce soir de l’EIC commençait par Intégrales d’Edgar Varèse qui fut au même programme de 1995. Crée en 1925, l’œuvre conserve quatre-vingt-dix plus tard, toute son énergie. Les musiciens ont été au rendez-vous. L’interprétation de chef Tito Ceccherini était à la fois sauvage et lyrique. Nous devons saluer au passage la performance entre ombre et lumière du hautboïste de l’EIC, Didier Pateau, il fut sublime ! Si Varèse est un fauviste du son, György Ligeti cultive la demi-teinte. Son Concerto pour piano se rattache plus un concerto grosso avec piano obligée qu’au « concerto romantique ». La virtuosité n’est donc pas dans la prestation du soliste mais dans sa parfaite synchronisation avec les musiciens de l’ensemble. Chaque mouvement était parfaitement ciselé. Personnellement, je conserve une nette préférence pour son Concerto pour violon. Entre les deux monstres sacrés du XXe siècle, s’est glissé, Metallics pour trompette et dispositif électronique du monégasque Yan Maresz. Il réussit à réconcilier, la trompette avec la musique contemporaine. A l’écoute de l’œuvre Yan Maresz on se remémore la sublime trompette de Miles Davies semblant flottée entre ciel et terre dans L’Ascenseur pour l’échafaud. Metallics a été composée dans le cadre du cursus de l’Ircam, elle est devenue une œuvre emblématique du répertoire des trompettistes. La beauté mélodique quelle dégageait à l’époque de sa création, lui colle toujours à la peau. L’électronique se propageait imperceptiblement dans la salle de concert. Cette œuvre dégage à son écoute une évidence musicale rare Metal Extensions pour trompette et petit ensemble qui clôturait le concert a été composée six après sa petite sœur pour électronique. Immédiatement, on pense aux « chemins » de l’italien Luciano Berio qui étaient des extensions pour ensemble instrumental de ses « sequenze » pour instrument soliste. Si le trompettiste, Clément Saunier est plus intégré à l’ensemble, le propos est plus sombre. La mélodie se métamorphose en une musique de plus en plus bruitée. C’est également une œuvre plus introvertie. Clément Saunier passe naturellement de la lumière à l’ombre, ses attaques ne sont jamais rêches, toujours précises mais presque imperceptibles. Le discours musical se faisait plus intime. On avait avec ces deux versions de Metallics, les deux versants de la personnalité de Yan Maresz, le premier apollinien et le second plus mélancolique, voire saturnien, dirons-nous.

La deuxième partie du concert débutait avec Related Rocks de Magnus Lindberg, œuvre faisant référence à la Sonate pour deux pianos et percussion de Béla Bartók. Les deux pianistes et leurs deux comparses à la percussion semblaient s’amuser. Une fraicheur de liberté planait sur la salle. Related Rocks est à la fois virtuose et bavarde, l’obstacle semble se volatiliser dans le miroir pour parodier la citation de Pierre Boulez donnée en ouverture, « toute création implique l’obstacle ».

De Varèse à Maresz, une contrepèterie musicale. Comment subsumer l’obstacle
De Varèse à Maresz, une contrepèterie musicale. Comment subsumer l’obstacle
De Varèse à Maresz, une contrepèterie musicale. Comment subsumer l’obstacle

Publié par Omer Corlaix à 16:05pm - Voir le commentaire ()

22 Janvier 2015

Jean Leber, une aventure pédagogique au service de la musique

1er épisode avec Jean Leber, le Centre musical Edgar-Varèse (Conservaoire de Genevilliers)

Jean Leber, une aventure pédagogique au service de la musique

Nous souhaitions l'an passé faire un entretien avec Jean Leber à l'occasion de la sortie de son livre D'un coup d'archet... Une vie en musique dans la collection Paroles que j'anime aux Éditions MF mais comme chacun sait le service public radiophonique s'intéresse plus à la "société du spectacle", et elle a aussi bien d'autres chats à fouetter. Elle doit d'abord redresser son audience. Dieu merci, en me virant France musique m'a donné l'occasion de réfléchir et de reconsidérer les choses autrement. Au départ, je me disais tu perds 450 € par mois mais quand on en un salaire mensuel de 1900 €, il vaut mieux revenir sur terre, s'organiser autrement. En premier, revenir à ce qui t'intéresse, c'est-à-dire la musique contemporaine. De plus, mon gars, il te reste une petite quinzaine d'années en relatif bon état. Je me suis retroussez les manches et je suis mis au boulot. La deuxième décision fut de créer cette webradio, certes, c'est un peu archaïque mais cela a le mérite d'exister. Étant économiste, je me suis souvenu également de cette phrase de Sir Thomas Gresham, gestionnaire des finances d’Élisabeth I, "la mauvaise monnaie, chasse la bonne".

Quand en 2013 le projet Leber est arrivée entre mes mains, immédiatement, je fus conquis par le ton du dialogue entre François Porcile et Jean Leber. Un violoniste qui est devenu directeur d'un conservatoire de musique de banlieue dans la ville de Bernard Sobel, Gennevilliers. C'était une époque où toutes les utopies semblaient encore possibles. Aujourd'hui c'est la désintégration sociale qui prend le dessus. Il est bon de se ressourcer un moment. C'est ce que vous propose cette série d'entretiens avec Jean Leber. Bonne écoute.

Jean Leber, une aventure pédagogique au service de la musique

Publié par Omer Corlaix à 15:54pm - Voir le commentaire ()

21 Janvier 2015

Le public de la musique classique en Île-de-France fond

Si l'écart d’audience (0,6) se resserre entre France Musique (1.6) et Radio Classique (2,2) sur la France. Sur la durée on perçoit un effritement de l’audience pour les deux radios.Il y a un mieux concernant l'audience de France musique par rapport à la période précédente (1,4) mais n'ayant pas la courbe d'audience quart d'heure par quart d'heure, il est difficile de conclure précisément. Cette courbe est réservée aux décideurs et aux communicants des chaînes. Il semblerait que la matinale de France musique après avoir fortement chuté, celle-ci aurait remonté une partie de la pente. Le discours des communicants de Radio France a confirmé l'hypothèse de cette chute mais le conditionnel reste de rigueur.

En Île-de-France, l'écart (2,5) reste important entre France Musique (1,2) et Radio Classique (3,7). France musique est redevenue visible, celle-ci dépasse les fameux 1 point d'audience. Si on compare avec la dernière enquête avril-juin 2014, France musique était à 1,4 et Radio Classique 4,3. Il y aurait entre les deux périodes, une perte de 78 650 auditeurs.

Publié par Omer Corlaix à 11:11am - Voir le commentaire ()

20 Janvier 2015

Le Grand Prix Lycéen des Compositeurs au pays des harmonies en Picardie

Les élèves du Lycée Boucher de Perthes d'Abbeville, la classe de monsieur Pierre Edouard Pécourt

La rencontre dans l'amphi du Lycée Robert de Luzarches à Amiens

Le Grand Prix Lycéen des Compositeurs au pays des harmonies en Picardie

Après une première rencontre du Grand Prix Lycéen des Compositeurs autour de l’œuvre The Mosellan Psycho du compositeur François Narboni au Lycée Charlemagne à Paris dans la classe de madame Isabelle Lyzwa qui réunissait des élèves de classe de première et de terminale des lycées Charlemagne, Sophie Germain et Henri Bergson ayant choisi l’option Musique au baccalauréat, nous sommes allés jeudi 15 janvier aux pays des harmonies, les villes d’Abbeville et d’Amiens. L’œuvre au programme, L’Harmonie des sphères d’Allain Gaussin.

Nous sommes allés à la rencontre des lycéens, nous avons fait deux micros-trottoirs. Le premier au Lycée Boucher de Perthes à Abbeville dans la classe de monsieur Pierre Edouard Pécourt, l’auteur des photos puis à Amiens dans l’amphithéâtre du Lycée Robert de Luzarches. Il y avait aussi des élèves du Lycée Madeleine Michelis et du Lycée Sainte Famille. Puis après une petite restauration Les élèves sont allés au concert de l'Orchestre de Picardiechanter et écouter L’Arche de Noé de Benjamin Britten.

Nous remercions Musique Nouvelle en Liberté pour son aide et également tous les professeurs pour leur accueil. Un remerciement appuyé au professeur Pierre Edouard Pécourt, notre pilote et aux jeunes lycéens !

Les photographies ont été réalisé par Pierre Edouard Pécourt
Les photographies ont été réalisé par Pierre Edouard Pécourt
Les photographies ont été réalisé par Pierre Edouard Pécourt
Les photographies ont été réalisé par Pierre Edouard Pécourt
Les photographies ont été réalisé par Pierre Edouard Pécourt
Les photographies ont été réalisé par Pierre Edouard Pécourt
Les photographies ont été réalisé par Pierre Edouard Pécourt
Les photographies ont été réalisé par Pierre Edouard Pécourt

Les photographies ont été réalisé par Pierre Edouard Pécourt

Publié par Omer Corlaix à 12:37pm - Voir le commentaire ()