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Musiques contemporaines XX & XXI

Musiques contemporaines XX & XXI

Chroniques de concerts,de festivals, d'événements, de livres, de disques et de DVD.

24 Septembre 2014

Radio : le clasico du classique

L'âge médian de France musique serait passé de 64 à 65 ans, le curseur se déplace à droite. (Libé du 25/09).
http://t.co/76izqZ0GWX

Publié par Omer Corlaix à 10:00am - Voir le commentaire ()

22 Septembre 2014

L'Abbaye Royaumont célèbre son patrimoine musical et architectural - Musiques contemporaines XX...

Publié par Omer Corlaix à 18:01pm - Voir le commentaire ()

22 Septembre 2014

L'Abbaye Royaumont célèbre son patrimoine musical et architectural

L’Abbaye cistercienne de Royaumont a été construite entre 1228 et 1235 sous le règne de Louis IX plus connu sous le diminutif de saint Louis dont on fête cette année le huit centièmes anniversaires. Le programme proposé musical ce week-end du Patrimoine était en parfaite harmonie avec le jubilé de la Fondation de Royaumont.

Samedi 20 septembre, La redécouverte de la musique du Moyen Âge.

17 h 30 : polyphonies parisiennes XIIIème et Office de Saint Louis par l'Ensemble Dialogos

20 h 30 : Musiques du moyen Âge ; de l'antiquité tardive à la Renaissance. Les extrêmes

22 h 30 La voix des songes par l'Ensemble Organum

Peut-on imaginer Royaumont fêtant les cinquante ans de sa fondation sans la présence de Marcel Pérès ? Non, bien évidemment, c’est impossible ! L’Ensemble vocal Organum a été en résidence à l’Abbaye de Royaumont de 1982 à 1999. Marcel Pérès (*1956) fonda également le Centre européen de recherches sur les musiques médiévales (CERIMM) dont les colloques et les travaux publiés par la Fondation devinrent pour les chercheurs et les mélomanes des références musicologiques sur les origines du chant sacré chrétien. Les deux concerts du soir donnés dans le Réfectoire des moines dressèrent un portait des recherches des musicales menées à l’Abbaye de Royaumont. Marcel Pérès s’est principalement intéressé aux traditions orales de la Méditerranée confinées dans des îles à l’écart des grands bouleversements du monde moderne. Il a également exploré les sources des musiques paléochrétiennes, ainsi nous entendions en ouverture du concert, l’hymne O tin to Stravon – O quando in cruce qui appartient à la tradition du chant Bénéventain du IVe siècle, un des plus anciens témoignages de psalmodie liturgique. Cette tradition ancestrale italienne est fortement influencée par le chant byzantin. Bien évidemment on n’est pas encore dans notre civilisation musical au tempérament égal qui n’émergea qu’à l’âge Baroque. Les voix ont un spectre plus large, les registres vocaux sont moins définis. L’hymne suivant, Statuit et Domine extrait du chant vieux-romain a été au centre cœur des polémiques qui surgirent dans les années quatre-vingt sur les sources du chant chrétien. Les travaux de Marcel Pérés viennent dans la foulée du Concile de Vatican II réévaluant les apports des églises primitives qui se perpétuèrent jusqu'à aujourd'hui dans les Églises d’Orient. Un chant Mozarade, ancien chant des chrétiens de Tolède et un chant Samaa marocain de tradition Soufi mis en vis-à-vis, - interprétés par Ahmed Safer -, permettaient à l'auditeur de mesurer la capillarité entre les deux traditions, chrétiennes et musulmanes. Parallèlement, des parties de la Messe des morts d’Antonius Divitis (c. 1470-c. 1530) venaient ponctuer ce parcours musical. Antonius Divitis, musicien né à Louvain, fut chantre à la Chapelle de la reine d’Espagne, Jeanne de Castille puis rejoignit la cour d’Anne de Bretagne et la Chapelle royale de François 1er. La polyphonie franco-flamant dont il est un des éminents représentants, imprima sa marque sur la musique religieuse des cours européennes. Elle fit la transition entre le monde médiéval à la Renaissance. Elle fut contemporaine du gothique flamboyant. Les murs porteurs et l’ogive libérèrent les cathédrales des pesants du bâti, celles-ci s’élancèrent vers le ciel, s’ouvrirent à la lumière et à la polychromie.

En prélude à cette soirée, à 17 h 30 dans le même lieu, l’ensemble Dialogos sous la direction Katarina Livljanic proposait un programme de polyphonies parisiennes contemporaines du règne de Saint Louis profitant ainsi des célébrations du huit centièmes anniversaires de sa naissance. Katarina Livljanic et son ensemble nous firent entendre des extraits de l’Office de Saint Louis. Katarina Livljanic usa des qualités acoustiques du Réfectoire des moines pour déployer les voix cristallines de son ensemble dans l’espace. Nous étions le temps d’un concert à la Sainte-Chapelle, qui l’eût cru en ce week-end du Patrimoine que le miracle se produirait ! Dialogos terminait en majesté ses quatre années de résidence à l’Abbaye de Royaumont dont le film Judith restera dans les annales de l’Abbaye.

L'Abbaye Royaumont célèbre son patrimoine musical et architectural L'Abbaye Royaumont célèbre son patrimoine musical et architectural

Publié par Omer Corlaix à 17:08pm - Voir le commentaire ()

19 Septembre 2014

Au Théâtre de la Ville : Mère courage ou le chant du signe

Les acteurs du Berliner Ensemble est pour une dizaine de jour au Théâtre de la Ville, du 17 au 26 sptembre avec Mère Courage et ses enfants de Bertholt Brecht dans une mise en scène de Claus Peymann créée en 2005. L'œuvre reprise en 1949 à Berlin Est en pleine Guerre froide par Helene Weigel. L'œuvre fut présenté au Théâtre des nations en 1954 et il eut un grand retentissement. Dans la note programme du Théâtre de la Ville, Michel Bataillon écrit au sujet de cette représentation de 1954 : « Tout était signe. Et tous les signes formaient faisceau pour raconter l’histoire et les contradictions ».

Jeudi soir, tous les acteurs viennent saluer à la fin du spectacle sauf la roulote de Mère Courage qui a quitté la scène pour rejoindre le monde de l’accessoire, et pourtant, elle tient la scène jusqu’au bout. Celle-ci est proche de Kattrin, la fille muette de Mère Courage qui est condamnée aux grognements ou autres aux borborygmes. Kattrin prendra sa revanche à la fin avec son tambour alertant la ville menacée d’un génocide par les troupes plonaises. Si Mère courage avait été présente à ce moment, l'aurait-elle laissée faire ? On peut en douter ! Le courage de Mère courage n'est celui que défend la philosophe Cynthia Fleury dans son essai, La fin du courage : La reconquête d'une vertu démocratique. La scène, une piste de cirque mais également une cible. Elle est vide, meublée seulement par la présence de la carriole. Le silence de celle-ci fait contraste avec Mére courage qui parle, et qui parle à n’en plus finir... Elle est sur tous les fronts de la parole pour maintenir en vie sa petite famille monoparentale. Chacun de ses enfants à un nom différent qui n'est pas celui du géniteur présumé mais de l’homme du moment. L’action se déroule pendant la Guerre de Trente ans qui opposa prostestants aux catholiques. Les catholiques sont figurés sur leurs visages par une croix rouge sur fond blanc tandis que les luthériens ont une croix noir sur fond blanc.

Contrairement à Antigone qui non au pouvoir, Mère courage ne dit, ni oui ni non, elle scrute, elle essaie de saisir le rapport de force. Elle évalue. Elle précise ainsi son opinion du monde : « La vénalité est à l’homme ce que la charité à Dieu ». Elle sépare bien le monde profane du monde sacré, seul le premier nous est accessible à l'humain. Le courage des « sans-dents », c'est de survivre au chaos du monde  Elle sépare bien le monde des vivants de celui des morts, le premier est accessible, le second est à éviter. Devant l’adversité, elle ne s’effondre pas. Carmen-Maja Antoni déploie une énergie époustouflante pendant toute la soirée. La Kattrin de Karla Sengteller est humaine au-delà du sacrifice, c'est elle Antigone. Elle veille, elle comprend mais c’est une pythie muette. De même, le duo du pasteur et du cuisinier, semble parfaitement rodé, d'un opportunisme sans faille, le versant « classe moyenne » de l'humanité. La mise en scène de Claus Peymann est d’une sobriété implacable, rien ne vient perturber l’écoute du spectateur. Il y a un côté clinique mais quelle leçon pouvons-nous tirer de cette fable aujourd'hui ? Le pessimisme de Brecht est beaucoup plus visible qu'il ne l'était en son temps.

Le 19 et 23 septembre à 20 h 30 au Théâtre de la Ville par le berliner Enesmble, un spectacle chanté par l'acteur Manfred Karge à partir de songs de Bertolt Brecht, Et le requin, il a des dents...

Au Théâtre de la Ville : Mère courage ou le chant du signe
Au Théâtre de la Ville : Mère courage ou le chant du signe
Au Théâtre de la Ville : Mère courage ou le chant du signe

Publié par Omer Corlaix à 16:19pm - Voir le commentaire ()

19 Septembre 2014

Toshio Hosokawa, La voie des fleurs

Deux disques du compositeur japonais  sont dans les bacs Silent flowers, par le Quatuor Arditti pour le label Wergo et le premier volume des œuvres pour orchestre chez Naxos.

Toshio Hosokawa, Silent flowers, par le Quatuor Arditti. Wergo (WER 6761 2). P 2014    

Le premier disque, Silent flowers de Toshio Hosokawa, édité par Wergo, est un hommage à son grand-père qui fut un maître dans l’art d’agencer un bouquet de fleurs, l’ikebana. Cet art propre à la civilisation japonaise, il est à mettre en parallèle avec la « cérémonie de thé ». Ce disque rassemble sa musique pour quatuor à cordes et c'est le Quatuor Arditti qui mène la danse. Le disque sort dans le cadre des quarante ans de création du quatuor. Il y a une vraie affinité entre eux et lui.

Si Toshio Hosokawa a été initié à la composition musicale occidentale par le compositeur germano-coréen, Isang Yun (1917-1995), il est revenu progressivement aux sources de la tradition musicale japonaise, plus précisément celle du théâtre Nô. Sa musique est soit tendue comme un arc près à décocher une flèche, soit totalement relâché comme la « scordatura » d’une corde d’un violon. Le son est pour Toshio Hosokawa une énergie en perpétuelle devenir. Le silence est la matrice de son œuvre, il précise son propos dans l’excellente présentation du disque qui n'est malheureusement pas traduite en français : « Ma musique est une calligraphie de sons, ceux-ci sont peints sur le silence de la toile ».

Toshio Hosokawa, Orchestral works 1 (Moment of blossoming, Lotus under the moonlight, Chant) par Stefan Dohr, cor ; Momo Kodama, piano et Ansi Karttumen, Royal Scottish National Orchestra sous la direction de Jun Märkl. Naxos (8.573239). P 2014

Le second disque que propose le label Naxos est le premier d’une série consacrée à l’œuvre orchestrale de Toshio Hosokawa par le Royal Scottish National Orchestra sous la direction du chef Jun Märkl. Bien difficile de vous dire lequel des trois concertos va ma préférence. Les trois me semblent d’une égale importance. Le premier pour cor interprété Stefan Dohr, cor solo de la Philharmonique de Berlin, donne à cette œuvre la tension qu'il faut. Le second concerto, Lotus under the moonlight, il est interprété par la pianiste japonaise Momo Kodama.Toshio Hosokawa rend hommage à Mozart. L'aspect liquide de l'orchestre est évident, le piano se glisse dans le lotus... Et, la lune n'est pas si loin. Le troisième concerto, Chant, interprété par le violoncelliste finlandais Ansi Karttumen est mené par l'énergie foudroyante de celui-ci, l'orchestre est piqué au vif.

Toshio Hosokawa, La voie des fleurs Toshio Hosokawa, La voie des fleurs

Publié par Omer Corlaix à 15:47pm - Voir le commentaire ()

19 Septembre 2014

Matsukaze, entre opéra et mystère. Toshio Hosokawa est à l’Opéra de Lille

Opéra de Lille : Ma 30 septembre, Je 2 et Ve 3 octobre à 20h

Toshio Hosokawa, Matsukaze . Direction musicale, David Robet Coleman. Mise en scène et chorégraphie Sasha Walz

Le compositeur Toshio Hosokawa (*1955) va fêter l’an prochain ses soixante ans, c’est un peu l’âge de raison pour un compositeur quand on connaît les embûches qui vont accompagner leur vie d’artiste. Après les Bouffes du Nord qui en février donnait un magnifique monodrame The Raven (Le Corbeau)  sur un poème d’Edgar Allan Poe pour mezzo-soprano et petit ensemble, l’Opéra de Lille ouvre sa nouvelle saison musicale avec un opéra de Toshio Hosokawa, Matsukaze (Le Vent dans les pins) sur un livret de Zeami, le dramaturge du théâtre Nô. Ce dernier est pour le Japon, l’équivalent  français de Jean Racine. Né dans le Japon médiéval. le Nô est un mixte d’opéra et de« mistère ». Comme tout Nô qui se respecte, c’est une histoire de revenant. Un moine bouddhiste de passage dans la Baie de Suma est en quête d’un pin sur lequel est apposé un poème évoquant le destin tragique de deux sœurs d’un pauvre pêcheur. Le Nô est également un théâtre du corps, il n’est pas rare que la scène de métamorphose soit dansée. L’opéra est mis en scène par la chorégraphe allemande Sasha Walz.

Publié par Omer Corlaix à 11:12am - Voir le commentaire ()

19 Septembre 2014

Médiamétrie - Communiqués de presse - Télévision - L'audience de la télévision du 8 au 14...

L'audience TV, 2ème semaine de septembre est de 1.8 pour Arte, face au 22,6 de TF1 ! Cela relativise les discours !
http://t.co/xjFWewUd4m

Publié par Omer Corlaix à 08:47am - Voir le commentaire ()

19 Septembre 2014

Omer Corlaix (@omercorlaix) posted a photo on Twitter

Contrairement à l'expo Borgia & Cie, Le Pérugin au Jacquemart-André est certes restreinte mais de bonne facture. http://t.co/hSF9ZFIOLo

Publié par Omer Corlaix à 08:38am - Voir le commentaire ()

18 Septembre 2014

Omer Corlaix (@omercorlaix) posted a photo on Twitter

Les Borgia et leur temps au Musée Maillol est une exposition tiroir-caisse. Les gogos sont les biens venus ! http://t.co/GemBTN6WGY

Publié par Omer Corlaix à 18:20pm - Voir le commentaire ()

18 Septembre 2014

La musique contemporaine, est-elle un art des confins ? Le festival Musica commence jeudi 25...

La musique contemporaine, est-elle un art des confins ? Le festival Musica commence jeudi 25 septembre. http://t.co/MXBQHtU7oO via @overblog

Publié par Omer Corlaix à 18:14pm - Voir le commentaire ()